Pourquoi pas Bylex ? Pume

Pourquoi pas Bylex ? Pume

monographie
de
PUME-BYLEX


Kinshasa


POURQUOI PAS BYLEX ? PUME

sous la direction de Jean Loup Pivin

(Extrait des 30 premières pages du livre / 96 pages)

Première monographie de l'artiste PUME-BYLEX de Kinshasa, un livre de Jean Loup Pivin & Pascal Martin Saint Leon, textes de Pume, Françoise Gardies, Jean Loup Pivin, Simon Njami, livre relié 24 x 32 cm de 96 pages (45 oeuvres reproduites, 110 photos couleur), en français seulement

ISBN EAN : 978-2-84105-298-1                                                39 €
(version papier seulement)

et aussi en EDITION LIMITÉE : L'ouvrage est également vendu à Maison Revue Noire en édition limitée à 300 exemplaires numéroté, signé par l'auteur (60 €)


PUME-BYLEX, UNE VISION UTOPIQUE

Bylex n’est pas une personne, c’est une marque qui définit l’organisation du monde que s’est créé Pume et dans laquelle vit Pume. On pourrait croire que Bylex est un pseudonyme dont l’artiste Pume parle comme d’une entité carnée ( ? ), désincarnée ( ? ), à la troisième personne, sauf qu’il en est le créateur. Bylex est une proposition de Pume : son « pourquoi pas ? » fondateur.

« Pourquoi pas ? » dit Pume en opposant cette question à celle qu’il reconnaît tout aussi fondamentale du « pourquoi ? » mais qu’il juge stérile ou prétexte à toutes les élucubrations et les pugilats, sans solution. Alors que le « pourquoi pas ? » propose. L’œuvre de Pume est une proposition, qui force chacun à se poser au moins une seconde la question du « pourquoi pas ? ». Avec le but ultime que chaque proposition permette d’atteindre le « satiayouga » terme japonais qu’aime citer Pume pour désigner la satisfaction totale, l’harmonie dans le monde.

Bylex nous convie à comprendre les forces du monde jusqu’à se « casser la tête ». À force de réfléchir, il – l’Homme -  « a mal à la tête ». Il a besoin de se reposer en laissant ses formes vivre leurs vies encadrées, envitrinées. Le monde de Bylex nous « bylexe », nous rend ainsi plus riches et heureux et à commencer Pume.

Il y a bien longtemps, en 1996, Pume me disait « Il y a des gens qui se disent, voilà, la mouche est très sale, tout ça … Mais moi j’ai observé la mouche à travers la loupe. J’ai remarqué que la mouche est drôlement belle avec son vert métallique, avec la couleur jaune dorée. Et je m’étais dit que je peux composer une tenue (vestimentaire) à partir de la mouche ». Même si j’écrase toujours cette mouche devenue admirable - quand j’y arrive -, quand elle m’échappe, j’ai désormais un pensée pour Pume. Souvent aussi me revient une de ses paroles éclairantes : « Il n’y a pas que les riches qui n’aiment pas la pauvreté, les pauvres détestent la pauvreté ». Et oui, dire l’évidence est probablement une.

Bylex aurait pu être littéraire, il est avant tout une production formelle accompagnée de paroles, parfois d’écrits. Comment associer l’œuvre formelle de Pume à l’ensemble de sa parole, de son comportement, de sa pensée ? Une œuvre formelle essentiellement faite de maquettes de ce qui existera grandeur nature. Un jour. À n’en point douter dans un futur mais qui intéresse peu Pume puisque la réalité de son monde existe déjà. Le modèle réduit est là et il se suffit à lui-même.

Et comme le monde de Bylex est joyeux, on peut même conclure par un grand éclat de rire et comme le dit Pume :
à bas les « frappes en l’air » (ceux qui remue l'air)
à bas « les copistes ratistes » (le copiste ou plutôt le copieur tellement bête qu’il recopie les ratures)
à bas « le bœuf-laid-raid » (l’idiot).

Jean Loup Pivin, mars 2012

Extrait des 30 premières pages du livre / 96 pages


 
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