{"id":19465,"date":"2018-01-12T17:38:33","date_gmt":"2018-01-12T16:38:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.revuenoire.com\/en\/bouna-medoune-seye-1956-2017\/"},"modified":"2022-11-09T12:10:28","modified_gmt":"2022-11-09T11:10:28","slug":"bouna-medoune-seye-1956-2017","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.revuenoire.com\/en\/bouna-medoune-seye-1956-2017\/","title":{"rendered":"Bouna Medoune SEYE &#8211; Senegal"},"content":{"rendered":"<div id=\"pl-19465\"  class=\"panel-layout\" ><div id=\"pg-19465-0\"  class=\"panel-grid panel-no-style\" ><div id=\"pgc-19465-0-0\"  class=\"panel-grid-cell\" ><div id=\"panel-19465-0-0-0\" class=\"so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child\" data-index=\"0\" ><div\n\t\t\t\n\t\t\tclass=\"so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base\"\n\t\t\t\n\t\t>\n<div class=\"siteorigin-widget-tinymce textwidget\">\n\t<figure id=\"attachment_19407\" aria-describedby=\"caption-attachment-19407\" style=\"width: 581px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-1992RN-LR-PH001.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-19407\" src=\"http:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-1992RN-LR-PH001.jpg\" alt=\"Bouna Medoune Seye, Bissao 1992 \u00a9 Photo P. Martin SaintLeon\" width=\"581\" height=\"886\" srcset=\"https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-1992RN-LR-PH001.jpg 581w, https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-1992RN-LR-PH001-197x300.jpg 197w\" sizes=\"(max-width: 581px) 100vw, 581px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-19407\" class=\"wp-caption-text\">Bouna Medoune Seye, Bissao 1992 \u00a9 Photo P. Martin SaintLeon<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<\/div><\/div><\/div><div id=\"pgc-19465-0-1\"  class=\"panel-grid-cell\" ><div id=\"panel-19465-0-1-0\" class=\"so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child\" data-index=\"1\" ><div\n\t\t\t\n\t\t\tclass=\"so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base\"\n\t\t\t\n\t\t>\n<div class=\"siteorigin-widget-tinymce textwidget\">\n\t<h1>BOUNA MEDOUNE SEYE (1956-2017)<\/h1>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<h3>PHOTOGRAPHER, FILM-MAKER DIRECTOR, SENEGALESE-FRENCH ARTIST<\/h3>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<h2>BOUNA\u2026<\/h2>\n<p>Jean Loup Pivin<br \/>\n<em>\u00a0\u00a0<\/em><br \/>\nDorris Kasco Haron, en larmes, m\u2019a appris la disparition de Bouna le jour de sa mort, ce mercredi 27 d\u00e9cembre 2017.<br \/>\n<em>\u00a0\u00a0<\/em><br \/>\n\u00c9go\u00efstement je pense que Bouna est parti sans que nous ayons recoll\u00e9 les verres bris\u00e9s de notre derni\u00e8re brouille en 2012 \u00e0 Paris, \u00e0 Revue Noire. J\u2019en suis aujourd\u2019hui malheureux et triste car depuis notre rupture d\u2019amiti\u00e9, je sus que Bouna \u00e9tait malade d\u2019un cancer du poumon pris tardivement.<br \/>\n<em>\u00a0\u00a0<\/em><br \/>\nVingt ans d\u2019amiti\u00e9s et d\u2019aventures ensemble ne pouvaient pas se conclure ainsi. 1990 fut l\u2019ann\u00e9e de notre rencontre, 2012 fut une ann\u00e9e n\u00e9faste pour les miens comme pour moi, \u00e0 laquelle il fallut ajouter cette rupture avec Bouna que j\u2019avais au c\u0153ur. Je ne pouvais plus me confronter aux \u00e9ni\u00e8mes exigences financi\u00e8res, cette fois-l\u00e0 agressives, d\u2019un Bouna avec lequel nous ne faisions plus rien depuis plus d\u2019une d\u00e9cennie. Cet argent obs\u00e9dant dont il avait besoin, non pas pour lui, mais pour rester le seigneur qu\u2019il se voulait \u00eatre et qu\u2019il \u00e9tait et surtout pour se pr\u00e9cipiter dans ses voyages int\u00e9rieurs sans cesse plus longs, plus calamiteux, plus destructeurs.<br \/>\n<em>\u00a0\u00a0<\/em><br \/>\nJe ne jugeais pas, ni ne faisais la moindre morale. Je le savais c\u2019est tout.<\/p>\n<\/div>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><div id=\"pg-19465-1\"  class=\"panel-grid panel-no-style\" ><div id=\"pgc-19465-1-0\"  class=\"panel-grid-cell\" ><div id=\"panel-19465-1-0-0\" class=\"so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child\" data-index=\"2\" ><div\n\t\t\t\n\t\t\tclass=\"so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base\"\n\t\t\t\n\t\t>\n<div class=\"siteorigin-widget-tinymce textwidget\">\n\t<p>\u00a0<\/p>\n<p>[\u2026 suite de la page d'ouverture \u2026]<\/p>\n<p>Je le savais quand il allait m\u2019attendre \u00e0 l\u2019a\u00e9roport pour s\u2019arr\u00eater sur la route dans un fantomatique quartier, quand nous tra\u00eenions des nuits durant de bars en boites et qu\u2019il disparaissait anxieux pour mieux continuer apais\u00e9 nos \u00e9quip\u00e9es qui se terminaient invariablement \u00e0 l\u2019US Gor\u00e9e, une boite de plein air dans le port, aujourd\u2019hui disparue, avec des marins trop saouls pour prononcer quelque mot sinon se battre, des putes qui dansaient, seules, sans plus aucun souci de conqu\u00eate, et les derniers noctambules venus chercher, derri\u00e8re le grillage du bar, une derni\u00e8re bi\u00e8re ou un dernier gin tonic frelat\u00e9 \u00e0 vous casser la t\u00eate. Une image cin\u00e9matographique qui n\u2019a d\u2019autre mat\u00e9rialit\u00e9 que le souvenir de ces ann\u00e9es 1990. Bouna aimait ces d\u00e9cors d\u2019une vie, de mondes \u00e0 c\u00f4t\u00e9, ces mondes en dehors du temps de la ville et de ses ambitions.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>L\u2019amiti\u00e9 partag\u00e9e avec Bouna \u00e9tait lourde \u00e0 porter surtout quand dans ses exc\u00e8s, il partait dans des voyages si peu partageables. Peut-\u00eatre avec Djibril Diop Mambety, son autre \u00ab\u00a0ma\u00eetre\u00a0\u00bb de vie, avec lequel nous avons d\u00e9ambul\u00e9 dans quelques nuits dakaroises et qui s\u2019allongeait \u00e0 4 heures du matin sur un trottoir et plongeait \u00e0 poings ferm\u00e9s dans sa propre nuit. \u00ab\u00a0Laisse-le\u00a0\u00bb me disait Bouna, \u00ab\u00a0les\u00a0petits le prot\u00e8gent\u00a0\u00bb (il parlait des enfants des rues).<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Bouna n\u2019avait pas toujours cette chance, et quelques fois, au plus profond de la nuit, devant le vendeur de chawarma de Ponty, je le voyais invectiver certains jeunes qui n\u2019\u00e9taient plus jeunes, des sales gueules. Un jour je le revis le visage ab\u00eem\u00e9, le bras en bandouli\u00e8re, de retour de clinique. \u00ab\u00a0C\u2019\u00e9tait des cons\u00a0\u00bb me dit-il simplement. Je ne pouvais m\u2019emp\u00eacher de penser \u00e0 toutes les tractations, les mauvais deals, les abn\u00e9gations auxquelles il a d\u00fb se confronter pour assouvir ses besoins. J\u2019avais en t\u00eate le talent et la beaut\u00e9 de la jeune journaliste, \u00e0 qui j\u2019avais confi\u00e9 un article en 1992 pour le num\u00e9ro S\u00e9n\u00e9gal de Revue Noire, dont j\u2019ai vu la d\u00e9ch\u00e9ance de voyage en voyage. Et moi qui ne savais que donner de l\u2019argent pour que je ne la vois plus comme cela. Elle avait r\u00e9ussi \u00e0 d\u00e9tourner une somme que j\u2019avais confi\u00e9e \u00e0 un ami pour qu\u2019elle fasse une cure de d\u00e9sintoxication qu\u2019elle m\u2019avait dit accepter. Elle disparut si jeune et si belle, si vieille et si horrible avec ses trente ans. Cet argent me brulait l\u2019esprit et m\u2019abrutissait d\u2019impuissance.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Je ne peux pas ob\u00e9rer cette face de Bouna avant d\u2019\u00e9voquer les ann\u00e9es riches de r\u00e9alisations et d\u2019une amiti\u00e9 que je voulais ind\u00e9fectible, malgr\u00e9 tout. Que n\u2019avons-nous pas r\u00eav\u00e9 fabriquer et fabriqu\u00e9 vraiment ensemble en dehors de ses conqu\u00eates amoureuses et de ses enfers ou paradis\u00a0?<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>En 1990, alors que nous pr\u00e9parions la sortie du premier num\u00e9ro de Revue Noire, je rencontre Bouna \u00e0 Dakar avec lequel imm\u00e9diatement des liens se forment. \u00c9tonnamment profonds. Il est mari\u00e9 \u00e0 une jolie et intelligente femme, Minielle (Baro), avec laquelle il a un petit gar\u00e7on. Il vit chez elle et ses parents dans une libert\u00e9 qui m\u2019\u00e9tonne, tant cela ne ressemble ni \u00e0 l\u2019Afrique ni \u00e0 l\u2019Europe. D\u2019entr\u00e9e de jeu, nous sortons tard \u00e0 la rencontre d\u2019un Dakar nocturne, jazzy, vivant, cr\u00e9atif, snob, populaire\u2026 triste et sordide aussi.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Je d\u00e9couvre son engagement aux c\u00f4t\u00e9s des photographes Djibril Sy, Moussa M\u2019Baye, Boubacar Tour\u00e9 Mand\u00e9mory et Tour\u00e9 B\u00e9han pour montrer la photographie s\u00e9n\u00e9galaise. C\u2019est d\u2019eux que part l\u2019initiative de cr\u00e9er un \u00ab\u00a0Mois de la Photo de Dakar\u00a0\u00bb qui se tiendra en 1992, avec l\u2019aide du Centre Culturel Fran\u00e7ais dirig\u00e9 alors par le formidable Fran\u00e7ois Belorgey, assist\u00e9 du photographe Bertrand Hosti.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Bouna fera un travail \u00e9mouvant sur Mama Casset et son studio \u201dAfrican Photo\u201d qui vit passer tous les dakarois de 1943 \u00e0 1983 et qu\u2019il me permet de rencontrer quelques mois avant la mort du photographe devenu aveugle et dont le fonds avait brul\u00e9 une dizaine d\u2019ann\u00e9es auparavant. Bouna posait l\u00e0 une premi\u00e8re pierre \u00e0 une histoire de la photographie s\u00e9n\u00e9galaise et africaine \u00e0 cr\u00e9er, faisant ainsi \u00e9cho \u00e0 nos longues conversations sur le sujet. Et sur laquelle, avec Pascal Martin Saint Leon et Simon Njami, j\u2019engageais r\u00e9solument Revue Noire, avec un premier num\u00e9ro sp\u00e9cial photo en 1991 et une premi\u00e8re exposition en 1992 sur la photographie africaine au Centre Wallonie Bruxelles de Paris, dont Bouna et Mama Casset faisaient partie. Mama Casset mourut juste avant l\u2019inauguration de son exposition \u00e0 Dakar. Une exposition magnifique avec la pr\u00e9sence de toute la bourgeoisie et l\u2019aristocratie photographi\u00e9es, dans des effluves de choura\u00ef et de parfums poudr\u00e9s, dans des tenues toutes plus \u00e9bouriffantes les unes des autres. De chair et d\u2019os, elles \u00e9taient vivantes \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de leurs photos dans lesquelles elles se reconnaissaient magnifi\u00e9es. Chacune louait Bouna pour son initiative. Virevoltant de mondanit\u00e9 et d\u2019aisance au milieu de ces princesses de tous \u00e2ges, il montrait son appartenance \u00e0 une bourgeoisie bien pourvue. Au cas o\u00f9 je n\u2019eus pas compris depuis longtemps d\u2019o\u00f9 venait sa d\u00e9sinvolture envers chacun. Il n\u2019attendait rien de l\u2019ext\u00e9rieur sinon du respect et de l\u2019amiti\u00e9. Et la reconnaissance de son talent.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Pour ne pas perdre la m\u00e9moire de l\u2019exposition, nous firent ult\u00e9rieurement avec Gilles Foad\u00e9 un livre Revue Noire sur \u00ab\u00a0Mama Casset et les pr\u00e9curseurs de la photographie s\u00e9n\u00e9galaise\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Si Bouna avait une haute estime de ce qu\u2019il faisait, il aimait aussi partager ses aventures artistiques\u00a0: il aimait se reconna\u00eetre dans le mouvement artistique du Laboratoire Agit\u2019Art, dont les artistes, hommes de sc\u00e8ne, El Hadj Sy et Joe Ouakam \u00e9taient les \u00ab\u00a0ma\u00eetres\u00a0\u00bb. Deux caract\u00e8res puissants, prolifiques, talentueux et g\u00e9n\u00e9reux mais difficiles, toujours drap\u00e9s dans leur orgueil au risque de passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de rencontres bienveillantes. De cette amiti\u00e9 artistique et philosophique mais aussi d\u2019attitude \u2013 rebelle \u2013, il photographiera la Cour de Joe dans une longue s\u00e9rie que nous montrerons au Couvent des Cordeliers \u00e0 Paris en 1997 puis dans l\u2019exposition \u00ab\u00a0l\u2019Afrique par elle-m\u00eame\u00a0\u00bb que Revue Noire con\u00e7oit et coproduit \u00e0 la Maison Europ\u00e9enne de la Photographie \u00e0 Paris, pour la faire ensuite voyager dans les lieux les plus prestigieux de Londres, S\u00e3o Paulo, Capetown, Washington, New York, Berlin, Bruxelles\u2026 de 1998 \u00e0 2007.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Bouna me fit conna\u00eetre de jour en nuit, de s\u00e9jour en s\u00e9jour la sc\u00e8ne artistique de Dakar. Dire son r\u00f4le pr\u00e9dominent dans la construction du num\u00e9ro Dakar est pour le moins une reconnaissance \u00e9vidente. Gr\u00e2ce \u00e0 lui, nous avons pu faire l\u2019enregistrement d\u2019Aminata Fall, une vieille chanteuse de jazz qui aimait trop le vin ros\u00e9. Malheureusement il ne s\u2019agit que d\u2019une seule chanson, comme t\u00e9moin d\u2019un tel talent (nous produisions, quand les moyens nous le permettaient, un CD de d\u00e9couverte que nous offrions dans la revue\u00a0: ce fut le cas pour Dakar avec aussi le premier rapp africain enregistr\u00e9 en 1992 des PBS, les Positive Black Soul).<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<\/div>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><div id=\"pg-19465-2\"  class=\"panel-grid panel-no-style\" ><div id=\"pgc-19465-2-0\"  class=\"panel-grid-cell\" ><div id=\"panel-19465-2-0-0\" class=\"so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child\" data-index=\"3\" ><div\n\t\t\t\n\t\t\tclass=\"so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base\"\n\t\t\t\n\t\t>\n<div class=\"siteorigin-widget-tinymce textwidget\">\n\t<figure id=\"attachment_19450\" aria-describedby=\"caption-attachment-19450\" style=\"width: 783px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-FouDakar92-LR-PH009-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-19450\" src=\"http:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-FouDakar92-LR-PH009-1.jpg\" alt=\"'Les trottoirs de Dakar' \u00a9 Photo Bouna Medoune Seye\" width=\"783\" height=\"1181\" srcset=\"https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-FouDakar92-LR-PH009-1.jpg 783w, https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-FouDakar92-LR-PH009-1-199x300.jpg 199w, https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-FouDakar92-LR-PH009-1-768x1158.jpg 768w, https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-FouDakar92-LR-PH009-1-679x1024.jpg 679w\" sizes=\"(max-width: 783px) 100vw, 783px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-19450\" class=\"wp-caption-text\">'Les trottoirs de Dakar' \u00a9 Photo Bouna Medoune Seye<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<\/div><\/div><\/div><div id=\"pgc-19465-2-1\"  class=\"panel-grid-cell\" ><div id=\"panel-19465-2-1-0\" class=\"so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child\" data-index=\"4\" ><div\n\t\t\t\n\t\t\tclass=\"so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base\"\n\t\t\t\n\t\t>\n<div class=\"siteorigin-widget-tinymce textwidget\">\n\t<figure id=\"attachment_19446\" aria-describedby=\"caption-attachment-19446\" style=\"width: 829px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-FouDakar92-LR-PH007-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-19446\" src=\"http:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-FouDakar92-LR-PH007-1.jpg\" alt=\"'Les trottoirs de Dakar' \u00a9 Photo Bouna Medoune Seye\" width=\"829\" height=\"1181\" 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textwidget\">\n\t<figure id=\"attachment_19448\" aria-describedby=\"caption-attachment-19448\" style=\"width: 856px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-FouDakar92-LR-PH008-1.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-full wp-image-19448\" src=\"http:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-FouDakar92-LR-PH008-1.jpg\" alt=\"'Les trottoirs de Dakar' \u00a9 Photo Bouna Medoune Seye\" width=\"856\" height=\"1181\" srcset=\"https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-FouDakar92-LR-PH008-1.jpg 856w, https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-FouDakar92-LR-PH008-1-217x300.jpg 217w, https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-FouDakar92-LR-PH008-1-768x1060.jpg 768w, https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-FouDakar92-LR-PH008-1-742x1024.jpg 742w\" sizes=\"(max-width: 856px) 100vw, 856px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-19448\" class=\"wp-caption-text\">'Les trottoirs de Dakar' \u00a9 Photo Bouna Medoune Seye<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><div id=\"pg-19465-3\"  class=\"panel-grid panel-no-style\" ><div id=\"pgc-19465-3-0\"  class=\"panel-grid-cell\" ><div id=\"panel-19465-3-0-0\" class=\"so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child\" data-index=\"6\" ><div\n\t\t\t\n\t\t\tclass=\"so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base\"\n\t\t\t\n\t\t>\n<div class=\"siteorigin-widget-tinymce textwidget\">\n\t<p>Pour revenir au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, tr\u00e8s vite nous nous engageons \u00e0 r\u00e9aliser un livre sur sa s\u00e9rie des fous de Dakar \u00ab\u00a0Les Trottoirs de Dakar\u00a0\u00bb. Bouna avait fait cette s\u00e9rie sans aucune commande. Il montre son engagement pour une photographie du r\u00e9el et dans des aspects qui pouvaient jouer le r\u00f4le de miroir interdit de lui-m\u00eame. Fascination de ce que chacun peut devenir quand il ne trouve plus d\u2019\u00e9cho dans une soci\u00e9t\u00e9 pour qui il devient \u00e0 la fois monstrueux et transparent.<br \/>\n<em>\u00a0\u00a0<\/em><br \/>\nBouna avait une fa\u00e7on de prendre en photo toujours avec des appareils \u00e9normes, pour bien montrer qu\u2019il prenait en photo, ne s\u2019en cachant jamais, donnant parfois des instructions \u00e0 la personne photographi\u00e9e. Il jouait avec les angles de vue en s\u2019allongeant, en tordant son corps squelettique que ses longues et \u00e9l\u00e9gantes mains accompagnaient jusqu\u2019au visage. On sentait son d\u00e9sir de rentrer dans une r\u00e9alit\u00e9, pas par effraction, mais par reconnaissance de sa pr\u00e9sence.<br \/>\n<em>\u00a0\u00a0<\/em><br \/>\nParall\u00e8lement \u00e0 Bouna, nous r\u00e9alisons un livre sur \u00ab\u00a0Les Fous d\u2019Abidjan\u00a0\u00bb photographi\u00e9s par Dorris Kasco Haron. S\u00e9rie, elle aussi faite sans commande. Associ\u00e9e aux publications, nous avons con\u00e7u, produit et fait circuler dans les centres culturels fran\u00e7ais d\u2019Afrique, une exposition commune de leurs images. Cette exposition a permis que se forge une amiti\u00e9 entre eux. Elle ne s\u2019est jamais d\u00e9mentie. Les amateurs et professionnels de la photographie, cr\u00e9aient un clivage entre ces deux regards opposant leurs talents. Jamais mon intention ne fut de les mettre en concurrence mais bien de les juxtaposer afin de montrer une complexit\u00e9 et probablement deux regards diff\u00e9rents de deux hommes bien diff\u00e9rents par rapport \u00e0 une m\u00eame r\u00e9alit\u00e9.<br \/>\n<em>\u00a0\u00a0<\/em><br \/>\nEn 1994, nous montrons l\u2019exposition des Fous et des Trottoirs dans le Off que Revue Noire (avec 14 expositions) organisa pour la premi\u00e8re \u00e9dition des Rencontres de la Photographie africaine de Bamako. Bouna s\u2019amuse beaucoup de cette situation \u00ab\u00a0\u00e0 c\u00f4t\u00e9\u00a0\u00bb qu\u2019il affectionne particuli\u00e8rement, alors que nous \u00e9tions au c\u0153ur de l\u2019\u00e9mergence de la photographie en Afrique. On le retrouvera dans une \u00e9dition des Rencontres de Bamako ult\u00e9rieure dont Simon Njami \u00e9tait le directeur artistique et o\u00f9 il se fait un point d\u2019honneur de ne rien faire comme les autres et de cultiver son attitude aristocratique et capricieuse.<br \/>\n<em>\u00a0\u00a0<\/em><br \/>\nConnaissant le talent multiple touche-\u00e0-tout de Bouna, nous participons financi\u00e8rement (l\u00e9g\u00e8rement) \u00e0 son premier court m\u00e9trage \u00ab\u00a0Bandit Cin\u00e9ma\u00a0\u00bb. Dans la foul\u00e9e je confie \u00e0 Bouna la r\u00e9alisation d\u2019une fiction courte qui s\u2019av\u00e8rera bouleversante sur le sida par la drogue \u00e0 Dakar, \u201d Sa\u00ef Sa\u00ef By, dans les Tapats de Dakar\u00a0\u00bb, qui fut diffus\u00e9e sur TV5 et toutes les chaines de TV africaines le 1er d\u00e9cembre 1995 dans une \u00e9mission \u00ab\u00a0Simplement une heure\u00a0\u00bb que nous avions produite. Je pensais qu\u2019il \u00e9tait le plus \u00e0 m\u00eame de traiter le sujet. Ce qui fut le cas, mais au prix d\u2019un engagement dangereux.<br \/>\n<em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><div id=\"pg-19465-4\"  class=\"panel-grid panel-no-style\" ><div id=\"pgc-19465-4-0\"  class=\"panel-grid-cell\" ><div id=\"panel-19465-4-0-0\" class=\"so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child\" data-index=\"7\" ><div\n\t\t\t\n\t\t\tclass=\"so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base\"\n\t\t\t\n\t\t>\n<div class=\"siteorigin-widget-tinymce textwidget\">\n\t<p>\u00a0<\/p>\n<p>Le sens de l\u2019intensit\u00e9 de l\u2019image de Bouna est enti\u00e8rement perceptible dans cette \u0153uvre dont j\u2019\u00e9crivais le texte sous un pseudonyme. Notre connivence \u00e9tait profonde, nous envisagions de nombreux projets mais les difficult\u00e9s financi\u00e8res de Revue Noire se firent si pressentes qu\u2019\u00e0 la fin 2000, nous arr\u00eat\u00e2mes la revue et toutes les productions audio-visuelles. Tout en gardant l\u2019\u00e9dition de livres car nous devions terminer le travail important de trois ans que je menais avec N\u2019Gon\u00e9 Fall de l\u2019Anthologie de l\u2019Art Africain du XXe si\u00e8cle (compl\u00e9tant en quelque sorte l\u2019Anthologie de la Photographie africaine).<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Le nom de N\u2019Gon\u00e9 appara\u00eet enfin, car dans la complicit\u00e9 avec Bouna, N\u2019Gon\u00e9 \u00e9tait l\u00e0. Mais je n\u2019oserais pas \u00e9voquer ce rapport particulier tr\u00e8s fraternel, qu\u2019elle entretenait avec Bems (c\u2019est comme cela qu\u2019elle l\u2019appelait).<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Puis Bouna se lance dans la peinture avec une gestuelle qui le ravit. Faire vite \u00e0 n\u2019importe quelle heure du jour et de la nuit, dans n\u2019importe quel endroit. Il aurait pu \u00eatre proche de l\u2019\u00ab \u00e9criture automatique\u00a0\u00bb comme des exp\u00e9riences picturales d\u2019Henri Michaux, mais nous n\u2019y sommes pas du tout. \u00c0 partir de ce moment, notre complicit\u00e9 artistique se distend et nous nous \u00e9loignons l\u2019un de l\u2019autre, tout en nous revoyant r\u00e9guli\u00e8rement. Nous gardions cette amiti\u00e9 des compagnons de route d\u2019une d\u00e9cennie prolifique pour tous.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Je t\u2019aime toujours Bouna. Dans ton orgueil, dans ton trouble, dans tes images de la nuit comme du jour. Tu faisais partie de Revue Noire, tu en \u00e9tais le chantre et le g\u00e9nie avec N\u2019Gon\u00e9 Fall, Isabelle Boni Claverie, Pascal Martin Saint Leon, Simon Njami et tant d\u2019autres qui sans nul doute peuplent ta nuit d\u00e9sormais silencieuse. Comme tu aimais la contempler parfois de si pr\u00e9s.<\/p>\n<p>\u00a0<\/p>\n<p>Jean Loup Pivin, d\u00e9cembre 2017<\/p>\n<\/div>\n<\/div><\/div><\/div><div id=\"pgc-19465-4-1\"  class=\"panel-grid-cell\" ><div id=\"panel-19465-4-1-0\" class=\"so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child\" data-index=\"8\" ><div\n\t\t\t\n\t\t\tclass=\"so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base\"\n\t\t\t\n\t\t>\n<div class=\"siteorigin-widget-tinymce textwidget\">\n\t<figure id=\"attachment_22214\" aria-describedby=\"caption-attachment-22214\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/BMSEYE-1992RN-LR-PH002Home.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-22214\" src=\"https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/BMSEYE-1992RN-LR-PH002Home-300x300.jpg\" alt=\"Bouna Medoune Seye, 1995 \u00a9 Photo P. Martin Saint Leon\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/BMSEYE-1992RN-LR-PH002Home.jpg 300w, https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/BMSEYE-1992RN-LR-PH002Home-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2022\/04\/BMSEYE-1992RN-LR-PH002Home-100x100.jpg 100w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-22214\" class=\"wp-caption-text\">Bouna Medoune Seye, 1995 \u00a9 Photo P. Martin Saint Leon<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><div id=\"pg-19465-5\"  class=\"panel-grid panel-no-style\" ><div id=\"pgc-19465-5-0\"  class=\"panel-grid-cell\" ><div id=\"panel-19465-5-0-0\" class=\"so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child\" data-index=\"9\" ><div\n\t\t\t\n\t\t\tclass=\"so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base\"\n\t\t\t\n\t\t>\n<div class=\"siteorigin-widget-tinymce textwidget\">\n\t<p>La plupart des publications de Revue Noire \u00e9voquant Bouna Medoune Seye sont aujourd'hui \u00e9puis\u00e9s.<br \/>\n<em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<h1>\u201d\u00a0Sa\u00ef Sa\u00ef By, dans les Tapats de Dakar\u201d<\/h1>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\">Texte de Jean Loup Pivin dit\u00a0en 'voix off' par Bouna\u00a0pour son film \u201d Sa\u00ef Sa\u00ef By \u201d,<\/p>\n<p class=\"p1\">fiction de 1995 de 10\u201940 r\u00e9alis\u00e9e par Bouna Medoune Seye, produit par Revue Noire<\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><div id=\"pg-19465-6\"  class=\"panel-grid panel-no-style\" ><div id=\"pgc-19465-6-0\"  class=\"panel-grid-cell\" ><div id=\"panel-19465-6-0-0\" class=\"so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child\" data-index=\"10\" ><div\n\t\t\t\n\t\t\tclass=\"so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base\"\n\t\t\t\n\t\t>\n<div class=\"siteorigin-widget-tinymce textwidget\">\n\t<h2>Sc\u00e9nario :<\/h2>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><br \/>\n<em>Sa\u00ef Sai By parle de la drogue et du sida \u00e0 Dakar.<\/em><br \/>\n<em>L\u2019homme vient d\u2019apprendre qu\u2019il a le sida, ses jours sont compt\u00e9s.<\/em><br \/>\n<em>Il parcourt une derni\u00e8re fois les ruelles des Tapats de Dakar, \u00e0 la recherche de sa drogue, cognant aux t\u00f4les ondul\u00e9es de la banlieue d\u00e9s\u0153uvr\u00e9e pour acheter quelques grammes et repartir pour un dernier shoot aupr\u00e8s de ses fant\u00f4mes\u2026<\/em><br \/>\n<em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div><\/div><\/div><div id=\"pgc-19465-6-1\"  class=\"panel-grid-cell\" ><div id=\"panel-19465-6-1-0\" class=\"so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child\" data-index=\"11\" ><div\n\t\t\t\n\t\t\tclass=\"so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base\"\n\t\t\t\n\t\t>\n<div class=\"siteorigin-widget-tinymce textwidget\">\n\t<h2 class=\"p1\"><span class=\"s1\">Script : <\/span><\/h2>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Sa\u00ef Sa\u00ef By talks about drugs and AIDS in Dakar. <\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">The man has just learned he has AIDS, his days are numbered. <\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">He goes for a last time through the back streets of the Dakar\u2019s Tapats as always in search of his drug, hitting the corrugated iron sheets of the idle suburb to buy a few grams and leave for a last shoot with his ghosts ...<\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><div id=\"pg-19465-7\"  class=\"panel-grid panel-no-style\" ><div id=\"pgc-19465-7-0\"  class=\"panel-grid-cell\" ><div id=\"panel-19465-7-0-0\" class=\"so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child\" data-index=\"12\" ><div\n\t\t\t\n\t\t\tclass=\"so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base\"\n\t\t\t\n\t\t>\n<div class=\"siteorigin-widget-tinymce textwidget\">\n\t<figure id=\"attachment_19419\" aria-describedby=\"caption-attachment-19419\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignleft\"><a href=\"http:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-SaiSaiBy95-LR-PH004.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-19419\" src=\"http:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-SaiSaiBy95-LR-PH004-300x300.jpg\" alt=\"Image du film &quot;Sa\u00ef Sa\u00ef By, dans les Tapats de Dakar&quot; 1995 \u00a9 Bouna Medoune Seye \/ Revue Noire\" width=\"300\" height=\"300\" srcset=\"https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-SaiSaiBy95-LR-PH004-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-SaiSaiBy95-LR-PH004-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-SaiSaiBy95-LR-PH004-768x770.jpg 768w, https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-SaiSaiBy95-LR-PH004-120x120.jpg 120w, https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-SaiSaiBy95-LR-PH004.jpg 797w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-19419\" class=\"wp-caption-text\">Image du film \"Sa\u00ef Sa\u00ef By, dans les Tapats de Dakar\" 1995 \u00a9 Bouna Medoune Seye \/ Revue Noire<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<\/div><\/div><\/div><div id=\"pgc-19465-7-1\"  class=\"panel-grid-cell\" ><div id=\"panel-19465-7-1-0\" class=\"so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child\" data-index=\"13\" ><div\n\t\t\t\n\t\t\tclass=\"so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base\"\n\t\t\t\n\t\t>\n<div class=\"siteorigin-widget-tinymce textwidget\">\n\t<p>\u00a0<\/p>\n<figure id=\"attachment_19417\" aria-describedby=\"caption-attachment-19417\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption aligncenter\"><a href=\"http:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-SaiSaiBy95-LR-PH003.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-19417\" src=\"http:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-SaiSaiBy95-LR-PH003-300x204.jpg\" alt=\"Bouna Medoune Seye pendant le tournage de son film &quot;Sa\u00ef Sa\u00ef By, dans les Tapats de Dakar&quot;, 1995 \u00a9 Photo Revue Noire\" width=\"300\" height=\"204\" srcset=\"https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-SaiSaiBy95-LR-PH003-300x204.jpg 300w, https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-SaiSaiBy95-LR-PH003-768x522.jpg 768w, https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-SaiSaiBy95-LR-PH003-1024x696.jpg 1024w, https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-SaiSaiBy95-LR-PH003.jpg 1304w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-19417\" class=\"wp-caption-text\">Image du film \"Sa\u00ef Sa\u00ef By, dans les Tapats de Dakar\" 1995 \u00a9 Bouna Medoune Seye \/ Revue Noire<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<\/div><\/div><\/div><div id=\"pgc-19465-7-2\"  class=\"panel-grid-cell\" ><div id=\"panel-19465-7-2-0\" class=\"so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child\" data-index=\"14\" ><div\n\t\t\t\n\t\t\tclass=\"so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base\"\n\t\t\t\n\t\t>\n<div class=\"siteorigin-widget-tinymce textwidget\">\n\t<figure id=\"attachment_19421\" aria-describedby=\"caption-attachment-19421\" style=\"width: 300px\" class=\"wp-caption alignright\"><a href=\"http:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-SaiSaiBy95-LR-PH005.jpg\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" class=\"size-medium wp-image-19421\" src=\"http:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-SaiSaiBy95-LR-PH005-300x291.jpg\" alt=\"Image du film &quot;Sa\u00ef Sa\u00ef By, dans les Tapats de Dakar&quot; 1995 \u00a9 Bouna Medoune Seye \/ Revue Noire\" width=\"300\" height=\"291\" srcset=\"https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-SaiSaiBy95-LR-PH005-300x291.jpg 300w, https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-SaiSaiBy95-LR-PH005-768x744.jpg 768w, https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-SaiSaiBy95-LR-PH005-1024x992.jpg 1024w, https:\/\/www.revuenoire.com\/wp-content\/uploads\/2018\/01\/BMSEYE-SaiSaiBy95-LR-PH005.jpg 1217w\" sizes=\"(max-width: 300px) 100vw, 300px\" \/><\/a><figcaption id=\"caption-attachment-19421\" class=\"wp-caption-text\">Image du film \"Sa\u00ef Sa\u00ef By, dans les Tapats de Dakar\" 1995 \u00a9 Bouna Medoune Seye \/ Revue Noire<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><div id=\"pg-19465-8\"  class=\"panel-grid panel-no-style\" ><div id=\"pgc-19465-8-0\"  class=\"panel-grid-cell\" ><div id=\"panel-19465-8-0-0\" class=\"so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child\" data-index=\"15\" ><div\n\t\t\t\n\t\t\tclass=\"so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base\"\n\t\t\t\n\t\t>\n<div class=\"siteorigin-widget-tinymce textwidget\">\n\t<h3 class=\"p1\"><span class=\"s1\">L\u2019homme dit en voix off :<\/span><\/h3>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">\u2013 J\u2019aime la nuit\u2026 avec juste la blancheur de la lune <\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">et la lumi\u00e8re des hommes pour \u00e9clairer mes d\u00e9sirs et guider mes pas\u2026<\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">J\u2019aime la nuit\u2026<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">avec ses bruits de voix \u00e9touff\u00e9es\u2026 toujours au loin\u2026<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">avec ses portes ferm\u00e9es le jour qui s\u2019ouvrent enfin\u2026<\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">J\u2019aime la nuit\u2026<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">qui n\u2019en finit pas de me recevoir avec ses myst\u00e8res et mes r\u00eaves.<\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">M\u00eame le jour, \u00e7a devrait \u00eatre la nuit.<\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Pourquoi ces regards pleins de piti\u00e9 et de morale ?<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">J\u2019en ai rien \u00e0 foutre ! Tirez-vous de ma t\u00eate.<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">J\u2019irai pas crever \u00e0 l\u2019h\u00f4pital\u2026<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">j\u2019irai plus\u2026<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">plus jamais\u2026<\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Je laisserais mon sang pourrir dans d\u2019autres nuits, <\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">avec d\u2019autres \u00e9toiles que les leurs\u2026<\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<h3 class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Pourrir comme Dakar la salope, jolie, jolie, avec le vent dans la t\u00eate.<\/span><\/em><\/h3>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Le regret de quoi ? \u2026 Le regret de rien\u2026<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em>Le vent balaye tout\u2026 ici ou ailleurs.<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">\u00catre seul\u2026 depuis longtemps\u2026 trop longtemps\u2026<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">avec la t\u00eate qui craque toute la journ\u00e9e <\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">comme une barque dans les vagues\u2026<\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Seul\u2026 \u00e0 chercher toujours\u2026<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Sans pouvoir dire une fois\u2026 <\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">que le Sa\u00ef Sa\u00ef me bouffe\u2026 et que c\u2019est\u2026 chiant.<\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">La mort\u2026 c\u2019est qu\u2019un tas de poudre dans lequel t\u2019es toi-m\u00eame<\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Une nuit, une seule nuit.<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Et je me casse.<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em>Je ferai plus chier personne.<\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Une nuit, une nuit seulement.<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Le reste est d\u00e9j\u00e0 mort\u2026 <\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Seule ma nuit peut \u00eatre vivante\u2026 comme ma premi\u00e8re vraie nuit\u2026 <\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">dans une ville qui parle plus\u2026 qui bouge pas\u2026 <\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">sans bruit\u2026 sans mouvement\u2026 <\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Le silence<\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<h3 class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Va te faire foutre, Dakar, Dakar la salope.<\/span><\/em><\/h3>\n<h3 class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Va te faire foutre Sida, Sa\u00ef Sa\u00ef By.<\/span><\/em><\/h3>\n<h3 class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Ma derni\u00e8re nuit\u2026 elle est \u00e0 moi.<\/span><\/em><\/h3>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Voix off\u00a0du film \u201d\u00a0Sa\u00ef Sa\u00ef By, dans les Tapats de Dakar \u201d dit\u00a0par Bouna Medoune Seye (r\u00e9alisateur), <\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00e9crit par Jean Loup Pivin [sous la signature Wouali Wouala], 1995<\/span><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div><\/div><\/div><div id=\"pgc-19465-8-1\"  class=\"panel-grid-cell\" ><div id=\"panel-19465-8-1-0\" class=\"so-panel widget widget_sow-editor panel-first-child panel-last-child\" data-index=\"16\" ><div\n\t\t\t\n\t\t\tclass=\"so-widget-sow-editor so-widget-sow-editor-base\"\n\t\t\t\n\t\t>\n<div class=\"siteorigin-widget-tinymce textwidget\">\n\t<h3 class=\"p1\"><span class=\"s1\">The man said in voice off :<\/span><\/h3>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">\u2013 I love the night\u2026 with just the whiteness of the moon <\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">and people\u2019s lights to clarify my desires and to guide my steeps\u2026<\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">I love the night\u2026<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">with its sounds of smothered voices\u2026 always far away\u2026<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">with its closed doors that the day finally opens\u2026<\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">I love the night that never stops receiving me with its mysteryes and my dreams.<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Even the day, it should be the night.<\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Why these looks full of pity and morality ?<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">I don\u2019t give a fuck ! Get away from my head.<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">I\u2019ll never go die in the hospital.<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">I won\u2019t go back\u2026<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Never<\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">I will let my blood rot in other nights, <\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">with other stars than theirs... <\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><br \/>\n<em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<h3 class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Rot like Dakar the slut, pretty, pretty, with the wind in my head. <\/span><\/em><\/h3>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Regret what ? ... Regret nothing\u2026<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">The wind pushes everything around\u2026 here or elsewhere. <\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">To be alone... for a long time... too long... <\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">with my head cracking all day <\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">like a raft in the waves... <\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Alone... Alone to search forever...<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Without the power to once say... <\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">that the Sa\u00ef Sa\u00ef devours me... and that it's... too much.<\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Death\u2026, it\u2019s just some powder in which you are yourself<\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">One night, one single night.<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">And I break myself.<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">I won\u2019t trouble anyone anymore.<\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">One night, only one night.<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">The rest is already dead\u2026 <\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Only my night can be alive\u2026 like my first real night\u2026<\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">in a city that no longer speaks\u2026 that no longer moves\u2026 <\/span><\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">without noise\u2026 without motion\u2026<\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Silence.<\/span><\/em><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<h3 class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Go fuck yourself, Dakar, Dakar the slut.<\/span><\/em><\/h3>\n<h3 class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">Go fuck yourself, AIDS, Sa\u00ef Sa\u00ef By.<\/span><\/em><\/h3>\n<h3 class=\"p1\"><em><span class=\"s1\">My last night\u2026\u00a0<\/span><span class=\"s1\">it belongs only to me.<\/span><\/em><\/h3>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">voice off\u00a0from the fiction \u201d\u00a0Sa\u00ef Sa\u00ef By\u00a0\u201d said by Bouna Medoune Seye,\u00a0<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">translation from French by Liz Mermin,<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">written by Jean Loup Pivin [under the signature Wouali Wouala], 1995.<\/span><\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<\/div>\n<\/div><\/div><\/div><\/div><\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bouna Medoune Seye went away<br \/>\nartist, photographer, director, filmmaker<br \/>\n<em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p align=\"\u201d\"> Dorris Kasco Haron, en larmes, m\u2019a appris la disparition de Bouna le jour de sa mort, ce mercredi 27 d\u00e9cembre 2017. <\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p align=\"\u201d\">\u00c9go\u00efstement je pense que Bouna est parti sans que nous ayons recoll\u00e9 les verres bris\u00e9s de notre derni\u00e8re brouille en 2012 \u00e0 Paris, \u00e0 Revue Noire. <\/p>\n<p align=\"\u201d\">J\u2019en suis aujourd\u2019hui malheureux et triste car depuis notre rupture d\u2019amiti\u00e9, je sus que Bouna \u00e9tait malade d\u2019un cancer du poumon pris tardivement. <\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p align=\"\u201d\">Vingt ans d\u2019amiti\u00e9s et d\u2019aventures ensemble ne pouvaient pas se conclure ainsi. 1990 fut l\u2019ann\u00e9e de notre rencontre, 2012 fut une ann\u00e9e n\u00e9faste pour les miens comme pour moi, \u00e0 laquelle il fallut ajouter cette rupture avec Bouna que j\u2019avais au c\u0153ur. Je ne pouvais plus me confronter aux \u00e9ni\u00e8mes exigences financi\u00e8res, cette fois-l\u00e0 agressives, d\u2019un Bouna avec lequel nous ne faisions plus rien depuis plus d\u2019une d\u00e9cennie. Cet argent obs\u00e9dant dont il avait besoin, non pas pour lui, mais pour rester le seigneur qu\u2019il se voulait \u00eatre et qu\u2019il \u00e9tait et surtout pour se pr\u00e9cipiter dans ses voyages int\u00e9rieurs sans cesse plus longs, plus calamiteux, plus destructeurs.<\/p>\n<p><em>\u00a0\u00a0<\/em><\/p>\n<p align=\"\u201d\">Je ne jugeais pas, ni ne faisais la moindre morale. Je le savais c\u2019est tout. <a href=\"http:\/\/www.revuenoire.com\/en\/bouna-medoune-seye-1956-2017\/\">[\u2026 lire la suite\u2026] <\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_exactmetrics_skip_tracking":false,"_exactmetrics_sitenote_active":false,"_exactmetrics_sitenote_note":"","_exactmetrics_sitenote_category":0,"footnotes":""},"categories":[54,250,64],"tags":[],"aioseo_notices":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.revuenoire.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19465"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.revuenoire.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.revuenoire.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revuenoire.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revuenoire.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=19465"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.revuenoire.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19465\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22555,"href":"https:\/\/www.revuenoire.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/19465\/revisions\/22555"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.revuenoire.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=19465"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revuenoire.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=19465"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.revuenoire.com\/en\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=19465"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}